1. Un scénario, c'est trois choses

Un scénario se définit toujours de la même façon : un déclencheur (heure, présence, capteur), des conditions (par exemple « seulement si la maison est vide »), et des actions (allumer, éteindre, armer). Tout le reste est une question d'ajustement. La règle d'or : commencer avec un seul déclencheur et deux ou trois actions, tester pendant une semaine, puis complexifier — un scénario trop ambitieux se termine débranché.

Un exemple concret de condition : « si le smartphone est présent dans la maison » permet de lancer le réveil uniquement les jours où vous êtes chez vous, même à horaire fixe. Les conditions transforment un scénario rigide en comportement adaptatif — c'est là que la domotique devient intelligente, et c'est ce que les débutants découvrent en second temps.

2. « Bonjour » : le réveil progressif

Déclencheur : 7 h 00 les jours de semaine, ou un détecteur de présence dans la chambre. Actions : l'éclairage de la chambre monte progressivement à 20 % de sa luminosité, le thermostat lance le redémarrage du chauffage, et la cafetière branchée sur une prise connectée se met en route. Le réveil lumineux, plus progressif qu'un réveil sonore, est particulièrement apprécié en hiver lorsque le jour se lève tard.

3. « Départ » : tout éteint, alarme armée

Déclencheur : appui sur un bouton dédié près de la porte, ou détection d'absence pendant dix minutes. Actions : extinction de toutes les lumières, coupure des prises de divertissement, fermeture des volets si l'heure le justifie, armement de l'alarme et activation de la simulation de présence. Le scénario « Départ » est celui qui rapporte le plus : il transforme un rituel de cinq minutes en un geste unique, et supprime les « est-ce que j'ai bien éteint le fer ? ».

Petite nuance utile : le scénario « Départ » peut se déclencher automatiquement par géolocalisation, mais nous recommandons de commencer par le bouton physique. La géolocalisation déclenche parfois des faux positifs — un trajet court jusqu'à la boulangerie ne doit pas armer toute la maison. Le geste volontaire reste plus fiable, et presque aussi rapide.

4. « Retour » : la maison qui accueille

Déclencheur : le téléphone franchit un périmètre géographique, ou le badge de la porte s'ouvre. Actions : désarmement de l'alarme, éclairage d'accueil dans l'entrée et le salon, chauffage remonté à 19 °C, et ouverture des stores ou volets selon la lumière extérieure. En hiver, le redémarrage anticipé du chauffage est déclenché par la géolocalisation : la maison est tiède à l'arrivée, sans avoir chauffé toute la journée.

5. « Nuit » : extinction et veilleuses

Déclencheur : 23 h 00, ou appui sur un interrupteur de chevet. Actions : extinction de toutes les lumières sauf une veilleuse tamisée dans le couloir, coupure des prises de la chambre (laisser la box et le téléphone à part), et passage du chauffage en consigne de nuit. Cette dernière action à elle seule — une baisse de deux degrés la nuit — représente une part significative des économies d'énergie annuelles.

Pour les enfants, le scénario « Nuit » prend une forme particulière : une veilleuse douce dans le couloir, à intensité réduite, suffit à rassurer sans empêcher le sommeil. On peut aussi programmer l'extinction progressive des lumières de la chambre d'enfant après un délai, pour accompagner l'endormissement sans intervention parentale.

6. Le bonus vacances

Un scénario « Absence » reprend le départ, mais en mode renforcé : simulation de présence aléatoire jour et nuit, surveillance renforcée de la caméra extérieure, et notifications activées pour la fuite d'eau, la fumée et le gaz. Les détails de ce scénario sont détaillés dans notre guide Partir en vacances.

7. Les conseils pratiques

Équipez d'abord une seule pièce — le salon, par exemple — avec un hub, deux ampoules et une prise, et créez vos deux premiers scénarios. Une fois le geste maîtrisé, étendez à la maison entière. Un point important : nommez vos scénarios en français, simplement, et gardez toujours un moyen d'action manuel — les interrupteurs physiques restent indispensables, un scénario ne doit jamais bloquer un usage direct.

Un bon scénario est invisible : on remarque son absence, jamais sa présence.
L'essentiel en trois lignes

Commencez par quatre scénarios simples : Bonjour, Départ, Retour, Nuit. Un déclencheur, deux ou trois actions, une semaine de test. Étendez ensuite, pièce par pièce, sans jamais supprimer le contrôle manuel.

Créer ses scénarios avec Hub One